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Notre approche

Un processus de développement par étapes

Target Malaria procède par étapes au développement de ses technologies génétiques innovantes. Notre processus de développement en plusieurs phases suit les recommandations de plusieurs groupes d’experts, dont le document de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) «  Guidance framework for testing of genetically modified mosquitoes  » de 2014, et le rapport en 2016 de la National Academies of Sciences, Engineering and Medicine «  Gene Drives on the Horizon  », ainsi que, plus récemment, le document «  Pathway to Deployment of Gene Drive Mosquitoes as a Potential Biocontrol Tool for Elimination of Malaria in Sub-Saharan Africa: Recommendations of a Scientific Working Group  », en 2018.

Nous en sommes toujours à un stade précoce de la recherche et, bien que les résultats s’annoncent prometteurs, il reste un long chemin à parcourir. Nous cherchons à développer des technologies génétiques efficaces pour la lutte anti-vectorielle qui soient durables et économiques, puisque ce sont les moustiques eux-mêmes qui contribueront à la lutte contre le paludisme.

Les travaux de Target Malaria s’appuient sur trois piliers principaux :  la Recherche Scientifique, les Affaires Réglementaires et l’Engagement des parties prenantes

La Recherche scientifique

Target Malaria est en quête d’excellence et vise à créer un parcours de recherche responsable pour le développement de technologies génétiques de lutte contre les vecteurs du paludisme. Pour y parvenir, notre recherche s’appuie sur la participation de nombreux intervenants car aucune institution n’a, à elle seule, les connaissances ni l’environnement de recherche qui sont nécessaires pour faire aboutir ces travaux. Le caractère durable de nos travaux de recherche et l’efficacité de nos outils reposent sur le partage des connaissances et sur l’investissement dans des partenariats interdisciplinaires et inter-institutions.

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Les Affaires Réglementaires

Pour pouvoir avancer dans chaque phase d’évaluation, nous devons obtenir les autorisations réglementaires des autorités nationales dans les pays où nous exerçons nos activités. Ces exigences peuvent varier légèrement d’un pays à l’autre, mais nous avons pris l’engagement de calquer nos activités d’évaluation sur les directives internationales ainsi que les recommandations et orientations émergeantes provenant d’organismes aux niveaux mondial, régional et national pour renforcer les évaluations reposant sur des éléments factuels que nous présentons aux autorités réglementaires.

La sécurité est une pierre angulaire de la science réglementaire et nous cherchons constamment à faire en sorte que notre approche en matière de collecte de données et d’éléments factuels soit fondée sur les plus récentes données scientifiques revues par les pairs et ce, à travers toutes les étapes de notre parcours de développement. En premier lieu, nous soumettons nos moustiques à des tests approfondis dans nos laboratoires au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Italie, avant de déposer auprès de l’autorité nationale de réglementation une demande d’autorisation pour l’importation d’une souche de moustiques génétiquement modifiée dans les laboratoires de l’une de nos institutions partenaires en Afrique. Des études plus poussées en milieu confiné dans les laboratoires partenaires informeront la décision de soumettre une demande d’autorisation pour une étude environnementale à petite échelle dans ce pays.

Les dossiers réglementaires correspondant aux phases fondamentales de la recherche sont déposés par nos collaborateurs partenaires basés dans les pays où le paludisme est endémique. Tout comme nous sommes tributaires du soutien et de l’accord des communautés et des parties prenantes, il nous appartient de nous conformer à la législation nationale. Nous exerçons nos activités uniquement dans les juridictions où nous avons toute la confiance des autorités réglementaires nationales et les autorisations afférentes.

Engagement des parties prenantes

Notre approche de la lutte antipaludique à partir de moustiques apporterait une protection à tous les membres de la communauté, quels que soient leur niveau d’éducation, leur pouvoir d’achat ou les possibilités d’accès aux services de santé.

Au fur et à mesure de l’avancement des travaux de recherche, Target Malaria a dialogué avec un nombre croissant de groupes, aussi bien les bénéficiaires potentiels dans les communautés locales où nous intervenons pour nos activités de recherche, que les parties prenantes aux niveaux national, régional et mondial. Notre stratégie est axée sur les communautés susceptibles de bénéficier de la technologie et qui sont directement affectées par les activités de recherche, tout en conduisant aussi un dialogue permanent et ouvert avec d’autres parties prenantes. Le projet met à profit les bonnes pratiques d’engagement à caractère éthique afin d’habiliter ces communautés à prendre des décisions éclairées sur les travaux du projet et ses activités.

L’engagement est un dialogue bilatéral, il renforce notre détermination à travailler dans un esprit de co-développement. Pour Target Malaria, l’engagement des parties prenantes permet d’améliorer nos processus de travail et la technologie que nous cherchons à développer. Les parties prenantes ont beaucoup de choses à nous apprendre et elles ont le droit de comprendre ce que nous faisons et de décider si elles souhaitent nous apporter leur appui. Nous sommes d’avis que l’engagement permettra d’optimiser nos travaux de recherche et contribuera à faire accepter la technologie que nous développons et à assurer son utilité.