Constituons l’équipe Zero Malaria FC pour la Coupe du monde

Zero Malaria FC
Par Regina Chosen

Assistante en communication, Imperial College London, Target Malaria UK

Alors qu’une partie du monde a les yeux rivés sur la Coupe du monde 2026;, chez Target Malaria, nous mettons à profit l’énergie de la saison de football pour donner un nouvel élan à la lutte contre l’un des plus anciens ennemis de l’humanité : le paludisme. À travers le Zero Malaria FC, en collaboration avec Speak Up Africa et Zero Malaria Starts with Me, nous invitons les supporters, les communautés, les chercheurs et les dirigeants à rejoindre une équipe animée par une mission commune : vaincre une maladie qui continue de faire des milliers de victimes chaque année.

La connaissance, c’est le pouvoir, et tout comme une grande équipe doit étudier ses adversaires, nous devons comprendre le paludisme pour le vaincre. Alors que nous célébrons l’un des plus grands événements sportifs au monde, nous revenons également sur les moments marquants du football et de la lutte contre le paludisme, qui montrent ce qu’il est possible d’accomplir lorsque détermination, stratégie et innovation s’allient. Des victoires légendaires d’outsiders aux avancées scientifiques qui ont révolutionné la prévention du paludisme, ces histoires nous rappellent que le progrès n’est jamais le fruit du hasard. Il est le fruit d’un travail d’équipe et d’efforts inlassables. 

Parmi les membres de la « Dream Team » du Malaria FC figure l’entraîneur principal et PDG chargé du plan de jeu, le Dr Michael Adekunle Charles. Nos co-capitaines transforment leur influence en action : les légendes du football Luis Figo et Khalilou Fadiga. Les chercheuses, le Dr Corine Ngufor et Janilza Silveira Silva, sont nos défenseuses. Notre milieu de terrain et figure de proue du football mondial, Hicham El Amrani. Notre attaquante, dirigeante politique et militante, Christelle Vuanga. Et bien sûr, toute équipe a besoin de quelqu’un pour défendre ses cages. Notre gardienne de but est Krystal Birungi, militante et entomologiste dont l’objectif est de développer de nouveaux outils pour enrayer la transmission du paludisme. 

Cette Coupe du monde se déroule dans les Amériques, une région qui a déjà montré à quoi ressemble la victoire contre le paludisme. Les États-Unis ont éliminé le paludisme au milieu du  XXème siècle. En effet, les célèbres Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont été créés pour lutter contre le paludisme. Ces dernières années, des pays comme le Paraguay, le Salvador et le Belize ont obtenu la certification « sans paludisme » de l’OMS. Ces succès ne sont pas le fruit du hasard. Ils reposent sur un leadership national fort, l’engagement des communautés et un investissement soutenu dans des outils efficaces. Cette même mission se concrétise à l’échelle mondiale. Les vaccins contre le paludisme protègent maintenant des millions d’enfants. La chimioprévention saisonnière continue de sauver des vies pendant les mois à haut risque, et les moustiquaires de nouvelle génération renforcent l’un de nos moyens de défense les plus fiables : la prévention. L’innovation scientifique s’accélère à un rythme sans précédent. 

Mais si les progrès sont réels, la menace reste urgente. Le paludisme tue encore plus de 600 000 personnes chaque année, pour la plupart de jeunes enfants en Afrique. Selon le Rapport mondial sur le paludisme 2025, le changement climatique, la résistance aux insecticides aux médicaments et l’évolution du comportement des moustiques menacent  de réduire à néant des acquis durement acquis. Éradiquer le paludisme exigera un travail d’équipe à l’échelle mondiale, mais l’histoire nous montre que lorsque les gens s’unissent autour d’un objectif commun, des choses extraordinaires se produisent. 

Le Zero Malaria FC  consiste à canaliser l’esprit de la Coupe du monde vers un avenir où le paludisme ne sera plus un danger quotidien. C’est le moment pour nous d’aller de l’avant pour “Zero Palu”. Le monde entier nous observe. Faisons du paludisme l’adversaire que nous vaincrons enfin. BUT !