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L’Ecole de médecine tropicale de Liverpool rejoint le consortium Target Malaria

Par Dr Tony Nolan

Professeur à Liverpool School of Tropical Medicine

Je suis heureux d’annoncer que notre laboratoire de l’Ecole de médecine tropicale de Liverpool (Liverpool School of Tropical Medicine) a rejoint le consortium Target Malaria afin d’étendre la recherche sur la technologie d’impulsion génétique à l’espèce vectrice Anopheles funestus.

Target Malaria a, jusqu’à présent, travaillé sur les trois vecteurs les plus répandus du complexe d’espèces Anopheles gambiae : An. coluzzii, An. gambiae et An. arabiensis. En tant que membres d’un complexe d’espèces, ces trois espèces sont morphologiquement indiscernables. Ensemble, elles comptent parmi les vecteurs du paludisme les plus importants en Afrique subsaharienne. Bien qu’il s’agisse d’espèces distinctes, elles peuvent parfois se croiser.

Anopheles funestus est un vecteur très répandu en Afrique subsaharienne. Il est plus éloigné du complexe d’espèces gambiae et n’est pas capable de s’hybrider avec ces espèces. An. funestus présente des caractéristiques écologiques distinctes et est un vecteur très efficace du paludisme – son nom d’espèce, funestus, signifie « mortel ». Dans certaines régions, il est le principal responsable de la transmission du paludisme. La modélisation indique que pour obtenir un impact maximal de l’impulsion génétique sur la santé publique, il faudra cibler An. funestus, car la transmission du paludisme dans de nombreuses régions est partagée entre plusieurs espèces vectrices.

Anopheles funestus est particulièrement difficile à coloniser et à maintenir en laboratoire. Notre équipe de l’Ecole de médecine tropicale de Liverpool a été parmi les premières à démontrer la modification génétique stable d’An. funestus, établissant ainsi les bases techniques nécessaires pour explorer les approches d’impulsion génétique chez cette espèce. En rejoignant Target Malaria, nous étendrons la recherche sur l’impulsion génétique au-delà du complexe gambiae et soutiendrons le développement de stratégies d’impulsion génétique multi-espèces pour le contrôle du paludisme.