Rapprocher les données et les communautés dans la lutte contre le paludisme


L’équipe nationale chargée de l’engagement des parties prenantes de Target Malaria Ouganda a assisté à la présentation des résultats de la 4e Enquête sur les indicateurs du paludisme en Ouganda (UMIS) 2024/2025, menée par le Bureau ougandais des statistiques (UBOS).
L’événement a réuni des représentants du gouvernement, des chercheurs et des partenaires de développement afin d’examiner les tendances nationales en matière de paludisme et de discuter des stratégies visant à accélérer les efforts de lutte contre la maladie. Réalisée tous les trois ans, l’enquête sur les indicateurs du paludisme fournit des données essentielles pour suivre les tendances et mesurer les progrès de la lutte contre le paludisme à l’échelle nationale.
Dans son allocution, le directeur exécutif de l’UBOS, le Dr Chris Mukiza, a souligné que, bien que l’Ouganda ait réalisé des progrès dans la lutte contre le paludisme, cette maladie reste un défi majeur de santé publique. Il a exprimé l’espoir que cette enquête guide le renforcement des programmes de lutte contre le paludisme et éclaire les décisions politiques nationales visant à réduire le fardeau de cette maladie.
Selon l’enquête, la prévalence du paludisme chez les enfants de moins de cinq ans est passée de 10 % en 2018/2019 à 13 % en 2024/2025.
L’enquête a en outre révélé d’importantes disparités régionales, la prévalence la plus élevée étant observée à Lango (32 %), suivie de Karamoja (26 %), Acholi et Teso (23 %) et Busoga (21 %), tandis que Kampala et Kigezi enregistraient la prévalence la plus faible (1 %). La possession et l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) par les ménages sont restées globalement inchangées, ce qui indique que les mesures de prévention existantes ne sont pas encore suffisantes.
L’honorable Amos Lugoloobi, ministre d’État ougandais chargé des Finances et de la Planification, a appelé à un renforcement des stratégies de prévention du paludisme et a encouragé les chercheurs à développer des stratégies pour lutter contre la maladie. Les représentants de l’Organisation mondiale de la santé, du Fonds mondial, de l’ambassade des États-Unis et des organisations de la société civile ont quant à eux souligné l’importance d’une action coordonnée. La présentation a conclu que, bien que des interventions existantes telles que les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) et la pulvérisation intradomiciliaire à effet rémanent (IRS) soient mises en œuvre, de nouveaux outils sont nécessaires pour éliminer le paludisme.
En conclusion, Target Malaria Uganda a réaffirmé son engagement à promouvoir des interventions innovantes, durables et fondées sur la science en matière de lutte antivectorielle, qui s’attaquent aux causes profondes de la transmission du paludisme et accélèrent la progression de l’Ouganda vers un avenir sans paludisme.
Pour en savoir plus sur le rapport, cliquez ici : https://www.ubos.org/wp-content/uploads/publications/03_2026Uganda_Malaria_Indicator_Survey_2024-25_Report.pdf