L’Ouganda lance la plus grande campagne de vaccination contre le paludisme à ce jour


Le paludisme est la principale cause de maladie et de décès chez les jeunes enfants en Ouganda, étant à l’origine de 33 % de toutes les visites ambulatoires, 22 % des admissions à l’hôpital et 6 % des décès, selon les données de 2023 de l’OMS. En 2023, l’Ouganda figurait parmi les cinq premiers pays africains les plus touchés par le paludisme, aux côtés du Nigeria, de la République démocratique du Congo, de l’Éthiopie et du Mozambique.
Hier, le ministère ougandais de la Santé, avec le soutien de Gavi, l’Alliance du vaccin et des partenaires de l’Alliance , l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), PATH et CHAI, a commencé le déploiement d’une campagne de vaccination contre le paludisme dans le district d’Apac, dans le nord de l’Ouganda. L’Ouganda devient ainsi le 19e pays d’Afrique à introduire le vaccin antipaludique dans les campagnes de vaccination de routine. Il s’agit également du plus grand déploiement de vaccin antipaludique à ce jour en termes de districts et de population ciblés.
Le vaccin antipaludique R21/Matrix-M, administré en quatre doses à 6, 7, 8 et 18 mois, ciblera dans un premier temps 1,1 million d’enfants de moins de deux ans dans 105 districts à transmission élevée et modérée à travers l’Ouganda, avec des plans d’expansion à l’échelle nationale.
« L’introduction du vaccin marque une étape importante dans notre lutte contre le paludisme. Elle devrait permettre de prévenir au moins 800 cas de paludisme grave chez les enfants chaque jour et d’alléger le fardeau financier des familles, en leur faisant économiser environ 15 000 UGX (USD 4.12) qui auraient été dépensés par cas pour traiter le paludisme grave. »
La ministre de la Santé, le Dr Jane Ruth Aceng Ocero
Cela marque une avancée historique dans la lutte de l’Ouganda contre le paludisme et une étape importante dans la protection des plus vulnérables contre cette maladie. Des chercheurs de Target Malaria ont récemment publié une étude de modélisation mathématique évaluant l’impact potentiel de la technologie d’impulsion génétique sur l’incidence du paludisme en Afrique de l’Ouest, si elle est combinée à d’autres interventions contre le paludisme telles que les vaccins et les nouvelles moustiquaires. Les résultats sont très encourageants et indiquent une réduction de 71,6 % à 98,4 % des populations de moustiques, ce qui se traduit par une réduction substantielle des cas de paludisme.
Nous n’en sommes pas encore là et le chemin sera peut-être long, mais nous continuerons à travailler ensemble pour aider à éradiquer le paludisme de notre vivant !