Quel est votre rôle au sein de Target Malaria, et qu’appréciez-vous dans votre travail ?
Je suis chercheuse en laboratoire au sein de l’équipe basée à l’Institut de recherche virologique de l’Ouganda (UVRI). Mon travail consiste principalement à traiter et analyser des échantillons, à générer des données de haute qualité et à contribuer à des études visant à améliorer notre compréhension des populations de moustiques et de la transmission du paludisme. Grâce à Target Malaria, j’ai également eu l’occasion de parler de la science et de notre travail à l’UVRI lors d’actions de sensibilisation dans des universités, ce que j’apprécie beaucoup. J’apprécie également le fait que les recherches que nous menons puissent contribuer à réduire le fardeau du paludisme, une maladie qui continue de toucher des millions de personnes à travers l’Afrique. Pour couronner le tout, ce travail implique une collaboration très intense, ce qui nous permet d’apprendre aux côtés de scientifiques du monde entier.
Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans ce métier ?
J’ai toujours voulu être scientifique. Je souhaitais étudier directement les causes des maladies et des comportements, et trouver des solutions. Cette curiosité m’a conduite à suivre des études de biochimie et de zoologie. Au fur et à mesure que j’approfondissais mes connaissances en sciences biologiques, je me suis de plus en plus intéressée à la recherche axée sur les défis de santé publique. Grâce à mon stage universitaire au sein de l’institut, l’opportunité de contribuer à des approches innovantes de lutte contre le paludisme a renforcé mon intérêt et continue aujourd’hui encore de guider mon travail.
Qui vous inspire ?
Mon grand-père, le Dr Louis Mukwaya, est l’une des principales raisons pour lesquelles je suis devenue scientifique. C’est l’un des pionniers de l’entomologie en Afrique, qui a laissé une empreinte durable pour les décennies à venir. J’espère apporter une contribution tout aussi importante à la science dans mon propre domaine, en faisant preuve de la même intégrité et du même zèle que lui.
Avez-vous des conseils à donner à d’autres jeunes scientifiques ?
Soyez curieux, ne cessez jamais de poser des questions. Cherchez toujours des occasions d’acquérir une expérience pratique, gardez l’esprit ouvert et apprenez des autres. Ne vous laissez pas décourager par les revers ; ils font partie intégrante du processus scientifique. Et surtout, n’oubliez pas que votre travail peut avoir un impact significatif : poursuivez donc des recherches qui vous passionnent et qui contribuent à résoudre des problèmes concrets.

